150 ans d'histoire

Depuis 150 ans, Chantelle façonne bien plus que de la lingerie : elle accompagne les femmes, leurs corps, leurs vies. Depuis 1876, chaque couture, chaque matière, chaque silhouette dépasse le style — pour devenir un langage de liberté, de beauté, d’intimité et de confiance. Notre héritage n’est pas figé dans le passé. Il est une énergie vivante, une source constante de création et d’inspiration. Nous le portons vers l'avenir — vivant, réinventé, réinterprété. 2026 n’est pas une commémoration. C’est une invitation. À célébrer chaque histoire avec Chantelle — les vôtres, les nôtres. À redécouvrir 150 ans d’archives à la lumière d’aujourd’hui et de demain. À faire dialoguer l’art, la culture, le design et la société. Car l'histoire ne s'achève jamais — elle est ce qui nous permet d’inventer l’avenir. Chantelle. Something more.

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150 ans de femmes

150 ans d’histoire, réinterprétés en 16 silhouettes iconiques.

Depuis 1876, Chantelle accompagne le corps, façonne le style et affirme la présence des femmes, génération après génération. Pour célébrer les 150 ans de la Maison, chaque décennie est réinterprétée à travers une image emblématique — une vision contemporaine inspirée des codes, des matières, des gestes et de l'esprit de chaque époque. Un parcours visuel à la croisée de l’archive, de la mode et de l’attitude.

The Philanthropist
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The Artist
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The Cyclist
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The Bride
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The Nurse
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The Performer
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The Rebel
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The Existentialist
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The Icon
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The Mod
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The Activist
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The Executive
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The Supermodel
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The Itgirl
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The Athlete
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The New Icon
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Chantelle, 150 ans : le regard de Salomé Dudemaine, Historienne de la mode.

Something more

Depuis 150 ans, Chantelle accompagne les mouvements des femmes.

Something more. Deux petits mots qui, depuis un an, recouvrent les campagnes de Chantelle comme un manifeste. Ce sont eux qui captent mon attention lorsque le directeur de la création, Renaud Cambuzat, me contacte pour me proposer d’écrire un texte accompagnant la célébration des 150 ans de la marque.

Bien que je sois historienne, mon premier réflexe, avant même d’ouvrir les archives, a été de sortir mon téléphone et de faire défiler l’Instagram de Chantelle. Une marque que je connaissais de notoriété, mais pas d’expérience, moi qui ne porte même pas de soutien-gorge au quotidien. J’avais besoin de comprendre le point de chute de ces 150 ans avant d’en remonter le fil.

Entre la diversité des silhouettes féminines, dont la nudité n’est jamais objectifiée, une impression persiste, comme un fil invisible : there is something more. Mais quoi, exactement ? Un « truc » en plus, ça ne se décrète pas. Ça se construit dans le temps. Je peux affirmer d’expérience que rares sont les entreprises pouvant s’enorgueillir d’une telle longévité.

C’est en plongeant dans les archives de Chantelle, patiemment conservées au fil de quinze décennies d’activité, que j’ai pu en remonter la source. À parcourir la documentation, les photographies d’usine, les campagnes publicitaires, les catalogues de vente, un fil rouge apparaît très clairement : depuis 150 ans, Chantelle soutient les mouvements des femmes à travers un maître-mot : l’innovation.

01

Libérer les corps

L’histoire de Chantelle ne commence ni avec un soutien-gorge en dentelle haut de gamme, ni dans l’atelier feutré d’un artisan-corsetier.

Elle commence dans une usine, avec une invention qui va profondément transformer le rapport des femmes à leur corps et instaurer les bases de la lingerie moderne : l’élasticité.

À la fin du XIXᵉ siècle, le corset atteint son apogée autant que ses limites. Il contraint, il comprime. Les médecins alertent, les premiers mouvements féministes s’emparent de la question du vêtement féminin, pointant son rôle dans l’entrave du mouvement et de l’émancipation sociale des femmes. Le corset devient une cible.

On attribue souvent aux couturiers du début du XXᵉ siècle le mérite d’avoir libéré les femmes de leurs corsets. Mais cette libération n’aurait jamais été possible sans les avancées techniques développées en amont par l’industrie.

C’est dans ce contexte qu’en 1876, dans les usines de la famille Kretz à Romilly-sur-Seine, est mis au point un tricot élastique dans les deux sens grâce à l’utilisation du caoutchouc. Une innovation fondatrice. Là où le corset rigidifie, l’élasticité accompagne. Là où il impose une forme, elle suit le mouvement.

Les premières créations Chantelle, corsets et ceintures de taille élastiques, contiennent encore le corps, certes, mais sans l’immobiliser. Vendues un temps comme des objets orthopédiques en pharmacie, elles ouvrent la voie à un nouveau sous-vêtement appelé à supplanter le corset : la gaine. Elle est adoptée massivement par les femmes de toutes les couches de la société et va faire les premiers succès de Chantelle.

Tout au long de la première moitié du XXᵉ siècle, la gaine devient le cœur de la recherche menée par les usines de la famille Kretz, aboutissant à la mise au point d’un matériau clé : le tulle élastique. En 1948, lorsque la marque Chantelle est officiellement créée, elle s’affirme avec un slogan : « Chantelle, la gaine qui ne remonte pas ». Un slogan omniprésent dans les archives, des étiquettes aux packagings, en passant par les campagnes publicitaires que Chantelle placarde dans les stations de métro et sur les autobus pendant vingt ans.

Mon réflexe de femme du XXIᵉ siècle est de sourire face à ce message un peu désuet. Puis je remets ma casquette d’historienne : pour qu’un slogan traverse ainsi les décennies, c’est qu’il devait répondre à un besoin fondamental. Peut-être que, dans cette fameuse gaine qui ne remonte pas, se cache le « truc » en plus de Chantelle.

Alors je me projette. Je pense à ces femmes des années 50 qui, après avoir participé à l’effort de guerre, se retrouvent à gérer un foyer de baby-boomers tandis que Christian Dior vient de signer le grand retour de la taille étranglée avec son New Look. Dans ce contexte, ne pas avoir à redescendre sa gaine à chaque mouvement du corps, c’est certainement libérer l’esprit des femmes d’une charge mentale dans une journée déjà bien remplie. La gaine Chantelle, sans supprimer le maintien, le rend supportable, presque oubliable.

Dans les archives, j’observe des fermetures zippées pour faciliter l’enfilage, des lacets latéraux pour accompagner le ventre des femmes enceintes, des techniques de tricotage sans couture aux hanches pour une gaine parfaitement ajustée. Autant de détails pensés pour que la gaine remplisse sa fonction sans rappeler sans cesse sa présence.

Dès les années 50, Chantelle pose ainsi l’un des principes fondateurs de la lingerie contemporaine : un bon sous-vêtement est aussi celui qui sait se faire oublier.

02

Soutenir les mouvements

Les années 60 font voler en éclats les équilibres établis, et l’industrie de la lingerie n’est pas épargnée.

Alors que la gaine devient progressivement obsolète, Chantelle aurait pu disparaître avec elle. Et c’est tout l’inverse qui se produit.

Les femmes entrent massivement dans la vie active, accèdent à une autonomie financière et revendiquent un nouveau rapport à leur corps. Les silhouettes se libèrent, les tailles disparaissent, les jambes se dévoilent. Fini les bas, les porte-jarretelles, et bientôt la gaine. Mais si les femmes ne veulent plus être contenues, elles veulent toujours être soutenues.

Toute l’attention se reporte alors sur le soutien-gorge. Chantelle saisit cette bascule et inaugure en 1961 un nouveau site de production à Épernay, créant plus de 400 emplois, majoritairement occupés par des femmes. Un outil industriel à la pointe de la technologie, à en croire les journaux de l’époque, dédié à un produit appelé à devenir le cœur de la marque.

Alors que le soutien-gorge était jusqu’alors relégué au second plan dans la communication de Chantelle, il prend de plus en plus de place pour en devenir le personnage principal à partir des années 70.

Un nouveau vocabulaire s’invente, à la fois technique et symbolique : soutenir sans peser, maintenir sans contraindre. En 1970 et 1971 naissent deux modèles emblématiques aux noms très évocateurs : Fête et Défi. Deux réponses différentes à un même enjeu.

Fête introduit une dentelle légère et emploie de l’élasthanne dans le dos, conciliant pour la première fois sophistication et confort. Défi, avec son bonnet en jersey moulé sans couture, repousse les limites de la légèreté. Pour promouvoir ces deux best-sellers, Chantelle diffuse ses premiers clips publicitaires à la télévision. La marque s’empare très tôt d’un média synonyme de modernité pour y montrer des femmes actives, qui travaillent, dansent, bougent, rient, sur un slogan : « Dansez, ils ne danseront pas. Bougez, ils ne bougeront pas. »

Jamais le corps féminin n’y est soumis à un regard masculin. La lingerie est pensée pour les femmes, pour leurs journées de travail comme pour leurs soirées sur les premiers beats du disco. Trente ans après la gaine qui ne remonte pas, Chantelle apporte toujours la même réponse : l’innovation au service du mouvement.

Et cette logique de soutien dépasse la cliente finale. Dans les archives, je découvre des catalogues destinés aux acheteuses, leur présentant les nouveaux produits mais leur proposant également de financer de la publicité pour leur boutique dans la presse locale. Il s’agit bien évidemment d’un geste commercial, mais aussi d’une relation de confiance et de soutien que Chantelle entretient dès cette période avec un réseau de femmes actives. Celles dont parlent justement leurs publicités.

03

Embrasser la diversité

Les années 1980 et 1990 se caractérisent par la diversification des produits et des lignes Chantelle.

En passant en revue les catalogues de cette période, les uns après les autres, j’ai ressenti comme un vertige face à la profusion des coupes, des matières et des ornements. Et c’est justement en visionnant la campagne publicitaire de ce nouveau best-seller, Vertige, lancé en 1986, que j’ai compris : la diversité des produits Chantelle se fait l’écho de la diversité des femmes.

Dans cette campagne, une voix affirme : « Chantelle aime les seins… tous. » J’ai d’abord été frappée par le fait que la marque parvienne à montrer des seins nus à la télévision française sans aucun filtre érotique, en plein milieu des années 80. Puis par le fait que le produit, le soutien-gorge, soit relégué au second plan, laissant les seins occuper le premier rôle : « Maintenant aimer ses seins, c’est plus facile. »

Après deux décennies de luttes, où le corps des femmes s’est fait emblème universel d’émancipation, celles des années 1980 et 1990 profitent de ces acquis pour se réapproprier leur corps de manière plus personnelle et intime. Cette longue quête transforme le corps en terrain d’expression de soi… et parfois de lutte avec son amour-propre.

Chantelle diversifie donc ses propositions pour répondre à ces deux mouvements qui parfois se rejoignent. Aimer les seins, c’est accepter leur diversité. L’inclusivité, devenue un mot-clé de l’habillement depuis une décennie, a été anticipée dans l’industrie de la lingerie, qui touche à l’intimité du corps et se montre précurseure en la matière. Dès les années 1980, Chantelle étend sa gamme jusqu’au 105 D.

Mais c’est toujours sur le terrain de l’innovation technique que Chantelle se distingue : en 1996, elle lance un jersey de microfibre ultra-extensible, s’adaptant instantanément à la forme qu’il contient, totalement invisible sous les vêtements, comme une seconde peau. Une matière presque « magique » pour affirmer que le sous-vêtement Chantelle n’a pas vocation à normaliser les corps, mais à s’y adapter. Tout un nouveau pan de la lingerie contemporaine est né.

Parallèlement à cette quête de l’invisibilité ultime, un contre-mouvement apparaît : le soutien-gorge comme support d’expression individuelle. Les années 1990 marquent l’essor de l’individualisme. La mode devient un moyen d’exprimer sa personnalité jusque dans les moindres détails. Une bretelle contrastante sous un top blanc, un motif floral visible sous un tissu transparent, un string à strass dépassant d’un pantalon taille basse… Nous sommes en 1998 et le slogan résonne : « C’est peut-être un détail, mais c’est un Chantelle. »

La promesse de Chantelle, au tournant des années 2000, est claire : toutes les femmes pourront trouver un produit qui leur va et qui leur plaît. Accompagner les femmes, c’est embrasser leur diversité plutôt que leur dicter des normes.

04

Ecouter les femmes

Chantelle a toujours été une marque très loquace. Une marque qui s’adresse directement aux femmes à travers des slogans faisant appel à leurs expériences les plus intimes.

À travers des mots soigneusement choisis, elle m’apprend davantage que les seuls détails esthétiques sur lesquels on a parfois tendance à s’arrêter. Elle me projette dans les besoins et les ressentis des femmes de chaque époque pour mieux comprendre l’évolution des produits Chantelle.

Je reviens alors à ce fameux Something more. La première chose que Chantelle a en plus, ce sont ses 150 années d’expérience sur lesquelles la marque peut s’appuyer. Un siècle et demi à tracer une route singulière au sein d’une industrie traversée par de nombreux bouleversements techniques, sociaux et culturels.

Dans les archives, on trouve des heures d’entretiens filmés, menés par les équipes de Chantelle auprès de femmes dans les années 1990, afin de mieux comprendre leurs pratiques, leurs besoins, leurs envies. Un travail d’écoute patient, presque invisible, mais fondamental.

Je referme ainsi la boîte d’archives avec une vision beaucoup plus claire de ce que Something more veut dire. Parce que dans l’industrie, il n’y a pas de longévité sans résonance avec son temps.

Ce « truc » en plus de Chantelle, c’est très certainement cela : une capacité constante d’écoute et de réponse. Le fait d’avoir toujours su mettre l’innovation technique au service des besoins réels des femmes. La définition même du design.

Something more, ce n’est pas chercher à définir ce que doivent être les femmes. Something more, ce sont les femmes. Toutes les femmes.

Salomé Dudemaine

Les temps forts de Chantelle

Années 1960 — La gaine qui ne remonte pas

Chantelle s’affirme comme la marque de référence des gainants avec un slogan historique ancré depuis les années 50 et qui continue de se populariser dans les années 60 : “Chantelle, la gaine qui ne remonte pas”. Avec le lancement de la première gaine « stay-put » (qui reste parfaitement en place), la marque poursuit une mission unique : concevoir une lingerie si confortable et bien pensée qu’on finit par l’oublier.

Années 1970 — Bougez, ils ne bougeront pas

En 1972, Défi, le tout premier soutien-gorge moulé sans coutures, fait son apparition, assurant un vrai maintien de la poitrine. Son slogan emblématique, « Bougez, ils ne bougeront pas », se répand alors. Depuis, Chantelle poursuit une même quête : concevoir une lingerie qui offre aux femmes une liberté de mouvement totale.

Années 1980 — Chantelle aime tous les seins

Au milieu des années 1980, Chantelle affirme une prise de position culturelle forte avec « Chantelle aime les seins… tous les seins », l’une des premières campagnes d’une grande marque française de lingerie à défendre l’acceptation du corps, la diversité et l’empowerment féminin, à travers une représentation non sexualisée du corps des femmes. Des lignes comme Naturel et Vertige (1986), grand succès de la marque, apparaissent dans ces campagnes et traduisent une conviction durable : concevoir une lingerie pensée pour toutes les morphologies.

Années 1990 — C’est peut-être un détail, mais c’est un Chantelle

En 1993, Chantelle adopte le slogan « C’est peut-être un détail, mais c’est un Chantelle ». Plus qu’un jeu de mots, il reflète l’esprit des années 1990, où le détail devient la signature de la marque — célébrant l’unicité de chaque femme tout en affirmant que la véritable qualité réside dans la précision du bien-aller, la finesse des finitions et la sensation des matières. Ce positionnement marque un choix clair : placer le savoir-faire, le confort et l’excellence technique au cœur de l’expression de la marque.

Années 2000 — Chantelle habille les femmes du monde

Dans les années 2000, Chantelle entre dans une période marquante, portée par des broderies emblématiques inspirées de l’univers de la joaillerie. Africa (2005) ouvre la voie et devient la pièce maîtresse de grandes campagnes, dont « Chantelle habille les femmes du monde ». La décennie est également marquée par la campagne saisissante « Beyond Beauty », photographiée par Peter Lindbergh et incarnée par Stéphanie Seymour. Alors que la marque s’étend à 80 pays, elle affirme sa vision universelle : non seulement une maison française iconique, mais une marque mondiale qui conçoit sa lingerie pour accompagner la diversité des corps, des cultures et des vies des femmes à travers le monde.

Années 2010 — We design lingerie

Dans les années 2010, Chantelle ouvre un nouveau chapitre créatif audacieux, en adoptant un langage visuel moderne et inclusif qui célèbre l’individualité, la diversité et l’acceptation de soi, au-delà des codes traditionnels de la lingerie. Le lancement de SoftStretch — une ligne innovante de sous-vêtements taille unique, aujourd’hui choisi par dix femmes chaque minute dans le monde — révolutionne l’industrie de la lingerie. En mêlant innovation, savoir-faire et esthétique contemporaine, Chantelle s’impose comme une marque créative qui redéfinit les standards de son industrie.

Années 2020 — Something more.®

Dans les années 2020, Chantelle s’ouvre à de nouveaux territoires avec des marques comme Chantelle X, Chantelle Pulp et Chantelle Lab. Chantelle dévoile également sa nouvelle signature, « Something more.® », une promesse qui capture l’essence même de la marque: une volonté constante d’écouter les femmes, de répondre à leurs besoins et de se réinventer sans cesse.